Au Pays des Rêves, nul n'est interdit...

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mercredi 15 avril 2009

Ce que vivent les roses...


Ne remets pas à demain ce que tu dois faire aujourd'hui...
Le jardin de roses est aujourd'hui plein de fleurs,
mais demain, quand tu voudras cueillir une rose,
il ne pourra peut-être pas t'en offrir une seule.
Firdoussi (Xe-X1e siècle)

Saint Basile dit qu'à la naissance du monde
les roses étaient sans épines, et qu'elles eurent des pointes
à mesure que les hommes méprisèrent leur beauté.
Antoine Furetière (1619-1688)


mardi 25 novembre 2008

Rêve de printemps





Il y a des jours comme ça,
des jours où nous baissons les bras,
des jours solitaires et monotones
qui nous laissent sans personne,
le coeur serré de trop de peine
les yeux brulés de trop de sel...
...
Il y a des jours comme ça,
des jours où le soleil s' enfuit,
des jours plus longs que les nuits
qui nous aveuglent et nous emprisonnent
dans le cachot de notre chagrin qui résonne
tel le glas, lugubre et monocorde...
...
Et puis, il y a d'autres jours,
des jours où le soleil revient,
des jours éblouissants de lumiére
qui nous réchauffent et nous libérent
de notre peine et de nos tourments
et la vie reprend ...

lundi 10 novembre 2008

Souriez !

Hebergeur d'images


mercredi 5 novembre 2008

il pleut...







Le Jardin mouillé

La croisée est ouverte: il pleut
Comme minutieusement,
À petit bruit et peu à peu,
Sur le jardin frais et dormant.


Feuille à feuille, la pluie éveille
L'arbre poudreux qu'elle verdit;
Au mur, on dirait que la treille
S'étire d'un geste engourdi.


L'herbe frémit, le gravier tiède
Crépite et l'on croirait, là-bas,
Entendre sur le sable et l'herbe
Comme d'imperceptibles pas.

Le jardin chuchote et tressaille,
Furtif et confidentiel;
L'averse semble, maille à maille,
Tisser la terre avec le ciel.


Auteur: Henri de Régnier



vendredi 24 octobre 2008

AH ! L' AMOUR...

Poème choisi par Isabelle et Cédric







LECTURE à L'EGLISE NOTRE DAME D' ETAMPES




Aimer


Aimer c'est se comprendre
Sans se parler.
Aimer c'est apprendre
à se respecter.


L'amour est un cadeau,
Qu'il ne faut refuser,
Car c'est le plus beau
Que l'on peut espérer.


Aimer, c'est avoir le coeur
Qui ne bat que pour l'être,
Qui nous donne du bonheur
Et nous apporte le bien être.


L'amour est comme une fleur,
Doucement il s'épanouit.
C'est un état de douceur
Qui rend si belle la vie.


Aimer, c'est offrir à l'être aimé
Sans rien attendre en retour.
Aimer,c'est donner sans compter,
C'est offrir tout son amour.


L'amour est un état d'esprit,
Pleins de moments uniques
Qui remplissent notre vie
D'instants magiques.


Aimer, c'est offrir son coeur
Et se donner entièrement.
Il ne faut pas avoir peur
De ses sentiments.


L'amour est la plus belle faveur
Que peut nous apporter notre existence.
C'est une grande douceur
Dans ce monde de violence.



jeudi 2 octobre 2008

Le cygne



Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'ombre avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
..
Mais ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphyr,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux.
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Il cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
..
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure.
..
Tantôt il pousse au large et loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
..
Puis quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
L'oiseau dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi les diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.
...

Sully Prudhomme(1839-1907)
...

mardi 23 septembre 2008

Rêves d'Automne




Salut bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !



Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !



Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !



Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !



Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...



La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.


Alphonse de Lamartine

mercredi 17 septembre 2008

AH...LA MER...




L'HOMME ET LA MER (Charles Baudelaire)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié, ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !

(Les fleurs du mal)

dimanche 7 septembre 2008

LE VENT


















vendredi 5 septembre 2008

LES FEUILLES













La feuille

De ta tige détachée,

Pauvre feuille desséchée,

Où vas-tu ? - Je n'en sais rien.

L'orage a brisé le chêne
Qui seul était mon soutien.

De son inconstante haleine

Le zéphyr ou l'aquilon

Depuis ce jour me promène

De la forêt à la plaine,

De la montagne au vallon.

Je vais où le vent me mène,

Sans me plaindre ou m'effrayer:

je vais où va toute chose,

Où va la feuille de rose

Et la feuille de laurier.

Antoine Vincent Arnault (1766 - 1834)